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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 01:35

 

Je trouve cette affiche superbe,pour une fois il est plaisant de descendre dans ce cloaque qu'est devenu le métropolitain.

Par jean baptiste - Publié dans : politique
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 01:12

Mon dieu, je n'ai rarement vu femme aussi belle.Charlotte rampling à 41 ans en 1985  photographiée par bettina Rheims

Par jean baptiste - Publié dans : politique
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 01:05

Un beau film que j'ai revu pour la troisième fois avec émotion.Il y fleure si beau cette nostalgie d'un monde qui sait qu'il va disparaître.J'apprécie ce côté poudreux et charmant de l'art de vivre sous l'ancien régime. Certains plans sont si beaux,que l'on dirait des tableaux. Hanna schygulla est rayonnante,briali excellent en coiffeure cabotin et précieux.

Par jean baptiste - Publié dans : ciné
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /2006 00:56

 

Un film qui vous permet d'être touché par la grâce. Le festin de babette est un de ces rares moments du cinéma où vous êtes rattrapé par le merveilleux.Bravo à stephane audran qui s'est donnée la peine d'apprendre son rôle en danois(elle a un charmant accent francais) Ce film ne peut que rendre meilleur.

Par jean baptiste - Publié dans : ciné
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 19:18

La preuve que non ,cet extrait du temps retrouvé :

 

"Tels les Verdurin donnaient des dîner(puis bientôt Mme Verdurin seule,car M.Verdurin mourut à quelques temps de là)et M.de Charlus allait à ses plaisirs,sans guère songer que les allemands fussent-immobilisés il est vrai par une sanglante barrière renouvelée-à une heure d'automobile de Paris.

Les verdurin y pensaient  pourtant,dira-t-on,puisqu'ils avaient un salon politique où on discutait chaque soir de la situation,non seulement des armées mais des flottes .ils pensaient en effet à ces hécatombes de régiments anéantis,de passagers engloutis;mais une opération inverse multiplie à tel point ce qui concerne notre bien être et divise par un chiffre tellement formidable ce qui ne le concerne pas,que la mort de millions d'inconnus nous chatouille à peine presque moins désagréablement qu'un courant d'air.Mme Verdurin,souffrant pour ses migraines de ne plus avoir de croissant à tremper dans son café au lait,avait finit par obtenir de Cottard une ordonnance qui lui permit de s'en faire faire dans certain restaurant dont nous avons parlé.Cela avait été presque aussi difficile à obtenir des pouvoirs publics que la nommination d'un général.Elle reprit son premier croisant le matin où les journaux narraient le naufrage du Lusitania.Tout en  trempant le croissant dans le café au lait,et en donnant des pichenettes à son journal pour qu'il pût se tenir grand ouvert sans qu'elle eût besoin de détourner son autre main des trempettes,elle disait:"Quelle horreur!Cela dépasse en horreur les plus affreuses tragédies."Mais la mort de tous ces noyés ne devait lui apparaître que réduite au milliardième,car tout en faisant,la bouche pleine,ces reflexions désolées,l'air qui surnageait sur sa figure,amené là probablement par la saveur du croissant,si précieux contre la migraine,était plutôt celui d'une douce satisfaction."

Le Temps retrouvé

 

Par jean baptiste albertovich - Publié dans : politique
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 18:08

Je n'ai rarement été aussi aussi fasciné par un début de livre,André Suarès l'avait bien compris en nommant dostoievski ,""le coeur le plus profond ,la plus grande conscience du monde moderne"

 

Je sais c'est un peu long mais c'est mon blog et je respecte la liberté de ne pas me lire

"Par  une  soirée extrêment chaude du début de juillet,un jeune homme sortit de la toute petite chambre qu'il louait dans la ruelle S... et se dirigea d'un pas indécis et lent vers le pont K ...

il eut la chance de ne pas rencontrer sa propriétaire dans l'escalier.

Sa mansarde se trouvait sous le toit d'une grande maison à cinq étages et ressemblait plutôt à un  placard qu'à une pièce.Quant à la logeuse qui lui louait la chambre avec le service et la pension,elle occupait un appartement à l'étage en dessous,et le jeune homme,lorsqu'il sortait,était obligé,de passer devant la porte de la cuisine,la plupart du temps grande ouverte sur l'escalier.A chaque fois,il en éprouvait une sensation maladive de vague effroi,qui l'humiliait,et son visage se renfrognait.Il était terriblement endetté auprès de sa logeuse et il redoutait de la rencontrer .Ce n'était point qu'il fût lâche ou abattu par la vie;au contraire il se trouvait depuis quelque temps dans un état d'irritation et de tension perpétuelle ,voisin de l'hypocondrie.il avait pris l'habitude de vivre si renfermé en lui-même et si isolé qu'il en était venu à redouter non seulement la rencontre de sa logeuse,mais tout rapport avec ses semblables.La pauvreté l'écrasait.Ces derniers temps cependant,cette misère même avait cessé de le faire souffrir.Il avait renoncé  à toutes ses occupations journalières,à tout travail.

Au fond il se moquait de sa logeuse et de toute les intentions qu'elle pouvait nourrir contre lui,mais s'arrêter dans l'escalier pour y entendre des sottises,sur tout ce train-train vulgaire,dont il n'avait cure,toutes ces récriminations,ces plaintes,ces menaces,et devoir y répondre par des faux-fuyants ,des excuses,mentir...

Non,mieux valait se glisser comme un chat, le long de l'escalier et s'éclipser inapercu.Ce jour là,du reste,la crainte qu'il éprouvait à la pensée de rencontrer sa créancière l'étonna lui-même,quand il fut dans la rue.

"Redouter de pareilles niaiseries,quand je projette une affaire si hardie!" Pensa t'il avec un sourire étrange .

"Hum,oui ,toutes les choses sont à la portée  de l'homme,et tout lui passe sous le nez à cause de sa poltronnerie...(ca c'est bien vrai)..c'est devenu un axiome...Il serait curieuxde savoir ce que les hommes redoutent par-dessous tout.Ce qui les tire de leurs habitudes,voilà  ce qui les effraye le plus...Mais je bavarde beaucou trop,c'est pourquoi je ne fais rien que je bavarde.Ce mois-ci j'ai pris l'habitude de monologuer,couché pendant des jours entiers dans mon coin,à songer... à des sottises.Par exemple, qu'ais-je besoin de faire cette course?Suis-je vraiment capable de "cela"?"Est-ce" seulement un jeu de mon imagination,une fantaisie qui m'amuse.Un jeu!oui c'est bien cela,un jeu!"

Une chaleur suffocante régnait dans les rues.L'air étouffant,la foule,la vue des échafaudages,de la chaux,des briques étalées un peu partout,et cette puanteur spéciale bien connue de tous les Pétersbourgeois qui n'ont pas les moyens de louer une maison de campagne,tout cela irritait encore les nerfs déjà bien ébranlés du jeune homme.l'insupportable relent descabarets,particulièrement nombreux dans ce quartier,et les ivrognes qu'il rencontrait à chaque pas,bien que ce fût jour de semaine,achevaient ce mélancolique et horrible tableau.

Une expression d'amer dégoût glissa sur les traits fins du jeune homme .Il était,soit dit en passant,extraordinaiment beau,d'une taille  au dessus de la moyenne,mince et bien fait;il avait de magnifiques yeux sombres et des cheveux châtains .Bientôt il  tomba dans une profonde rêverie,une sorte de torpeur plutôt,et il continua son chemin sans rien remarquer ou,plus exactement,sans rien vouloir remarquer de ce qui l'entourait."

 

 

 

Par jean baptiste - Publié dans : politique
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 18:00

C'est une humanité plus fantastique que celle qui peuple La Ronde de nuit de Rembrandt.Et peut-être pourtant n'est elle fantastique que de la même manière,par l'éclairage et le costume,et est-elle au fond courante.

La prisonnière

 

Par jean baptiste albertovich - Publié dans : politique
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Samedi 19 août 2006 6 19 /08 /2006 03:40

Un gamin de quatorze ans a tué son propre père à coup de fusil parce que celui-ci ne voulait pas qu'il jouât à la play-station.

No comment ...

 

Par jean baptiste - Publié dans : politique
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Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /2006 21:24

Un film magnifique et bouleversant.Pasolini était vraiment un poète visionnaire et par de simples plans de l'urbanisme hideux et concentrationnaire ,il dénonce la pourriture de la société capitalo-consumériste.Il y a une dimension christique dans mamma roma.Anna magnani et son fils le jeune Ettore sont et seront inoubliables.C'est un des plus beaux films de ma vie.

Par jean baptiste - Publié dans : ciné
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Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /2006 21:07

Voilà mon radioblog réactualisé,pardon à cyril pour lui avoir piqué un morceau

http://www.radioblogclub.com/juke.blog/index/0?autoplay=1

 

Je ne sais pas intégrer mon juke box à mon blog de manière correcte,y aurait il une âme charitable qui pourrait m'éclairer sur ce point?

Par jean baptiste - Publié dans : politique
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